‐ Histoire de l'exploration urbaine ‐

L'urbex c'est quoi ?

Alors pour commencer URBEX est l'abréviation d'Urban Exploration, terme anglophone qui signifie sans grande surprise Exploration Urbaine en français. Sur le même principe il est également important de noter que les explorateurs(trices) pratiquant cette activité sont nommé(e)s Urbexers. Bon, assez de sémantique, de quoi s'agit-il exactement ?

A l'heure d'aujourd'hui l'Urbex consiste essentiellement en l'exploration de lieux revêtant un intérêt historique, culturel, sensationnel ou insolite. Il peut ainsi s'agir de monter sur le toit d'un stade, de visiter une usine désaffectée ou encore d'explorer un ancien hôpital ou une prison laissée en proie à la nature. Les possibilités sont infinies et les limites sont uniquement fonction du degré de curiosité ou de témérité des explorateurs.

Usine désaffectée
Exemple d'une usine désaffectée où la nature a repris ses droits

Les objectifs peuvent également différer d’une urbexer à l’autre.

Certains vont être attirés par la recherche d’endroit élevé d’où ils pourront observer une ville ou un panorama d’un point de vue totalement inédit. La finalité peut alors être personnelle ou communautaire, auquel cas ces explorations donneront lieu à la prise et au partage de photos et de vidéos (généralement sur des pages Facebook ou des blogs consacrés à l’Urbex).

D’autres seront davantage attirés par le potentiel historique ou la charge émotionnelle de certains édifices. A titre d’exemple, un passionné de la Seconde Guerre Mondiale éprouvera un plaisir tout particulier à visiter les anciens bunkers de la ligne Maginot ou du mur de l'atlantique.

Un peu d'histoire

L'Urbex n'est pas née spontanément mais est plutôt le fruit de l'évolution progressive d'autres mouvements.

Parmi les principaux on peut citer l'Urban eXperiment (UX) qui est l'agrégat de divers collectifs clandestins apparus dans les années 1980. Agissant essentiellement sur Paris intra-muros, ces groupes menaient à bien des missions (qu'ils appelaient expériences) visant à réhabiliter et utiliser des lieux oubliés. Leurs actions s'étendent de la restauration clandestine de monuments ou éléments de patrimoine (la restauration de l'horloge monumentale du Panthéon est un de leurs faits d'arme ayant le plus fait couler d'encre) à l'utilisation de certains espaces à des fins communautaires et non-lucratives, comme l'organisation de projections cinématographiques ou de concerts clandestins.

Plus ancien encore, les cataphiles. Comme leur nom l'indique, les cataphiles sont passionnés par les catacombes, leur histoire et leur atmosphère. Apparus au cours des années 1960, ces passionnés d'ambiance sépulcrale visitent les carrières souterraines de Paris, qui en abritent notamment les catacombes, au moyen de passages détournés du type galeries techniques, égouts, réseaux de métro, puits, ... Au fil du temps cette culture s'est structurée et on a pu assister à l'apparition de 2 communautés dont les principes et objectifs divergeaient. Il y avait les puristes, amoureux des lieux, de leur richesse historique et respectueux de leur intégrité, et leurs antagonistes, dont l'obsession était d'apposer une marque de leur passage dans chaque lieu qu'ils visitaient. On retrouve donc la même ambivalence que connait la communauté des urbexers de nos jours.

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