‐ La lumière, le Graal de l'Urbex ‐

La lumière quantifiée en Lumens

Alors oui on va commencer par un peu de technique car pour bien s'équiper en lumière, il faut d'abord bien comprendre comment ça marche.

Le lumen (lm)

En effet à l'heure des lampes LED, le watt devient une mesure obsolète pour mesurer la puissance d'une source lumineuse. Le lumen se montre comme étant l'unité la plus significative dans ce contexte. Nous allons comprendre pourquoi.

Le lumen mesure le flux lumineux. Il s'agit d'une unité dérivée du Candela, qui est l'une des sept unités de base du Système international. Le candela lui désigne l'intensité lumineuse. Le lumen reprend donc cette notion d'intensité lumineuse en s'affranchissant d'une donnée, l'angle.

Sans entrer dans les détails, car c'est relativement velu, le lumen désigne la quantité de lumière. Par quantité on comprend bien que cela ne dépend pas de l'angle du faisceau ni de la distance éclairée. Il s'agit uniquement de la quantité de lumière émise par la ou les LEDs. Le candela quant à lui désigne l'intensité lumineuse, intensité qui augmente en rétrécissant l'angle du faisceau (on éclaire moins de surface mais mieux) et chute lorsqu'on l'agrandit (on éclaire une surface plus étendue mais moins). Le caractère constant du lumen en fait une unité plus facile à appréhender en situation concrète.

Le watt à la retraite

Le Watt est la puissance énergétique d'un système. Il est devenu une façon de quantifier la lumière avec l'apparition, et la persistance dans le temps (plus de 100 ans !), des ampoules à incandescence. En effet avec ce type d'ampoule la lumière est émise par un filament de tungstène, métal possédant le plus haut point de fusion (3422°c, bon courage pour le faire fondre), que l'on porte à incandescence. Ainsi la taille du filament impacte la production de lumière et il est nécessaire fournir d'autant plus d'énergie que le flux lumineux (en lumen) est important. On a donc longtemps utilisé le watt pour mesurer la quantité de lumière émise car la consommation électrique était (relativement) proportionnelle au flux lumineux produit.

L'apparition des LED a balayé cette notion car la consommation électrique de ce type de lampe est drastiquement inférieur à celle des lampes à incandescence. La puissance énergétique n'est donc plus une valeur significative.

Et l'urbex dans tout ça ?

Pour vos explorations la lumière sera un des éléments essentiels. La nuit, en sous-terrain ou simplement dans des endroits clos, la lumière naturelle vous fera très souvent défaut et il sera essentiel de se pourvoir d'une ou plusieurs sources de lumière artificielle.

Ouai bah je prends une lampe et c'est bon !

Alors oui mais non. Alors oui il va falloir prendre une lampe, mais par qu'une, et pas n'importe laquelle.

La lampe frontale en mode spéléologie

Cela peut paraitre exagéré et réservé à la spéléologie mais la lampe frontale offre l'immense avantage d'offrir une lumière puissante tout en conservant la liberté de mouvement de vos mains. La lumière suit ainsi votre regard avec la plupart du temps, selon les modèles, la possibilité de régler le faisceau. Large ou étroit, le faisceau adapté dépendra de l'intensité dont vous aurez besoin en fonction de la topologie de l'endroit dans lequel vous vous trouverez mais aussi des autres lampes que vous utiliserez en complément.

La torche

Avoir les mains libres c'est bien, éclairer 2 fois plus c'est mieux. Plus sérieusement la lampe torche est un indispensable. Elle peut être utilisée comme source principale de lumière mais également en complément d'une lampe frontale. Dans ce cas de figure, la lampe torche vous offrira un complément quantitatif de lumière mais également qualitatif en vous permettant d'éclairer efficacement 2 endroits différents.

De plus, même si la lampe frontale vous suffit, emporter une lampe torche en supplément vous offre la sécurité d'avoir une lampe de secours en cas de besoin.

Le problème de l'énergie

C'est bien joli d'emporter une lampe principale et une autre en complément ou par sécurité, mais ça fonctionne pas tout seul ! En effet s'équiper d'une ou plusieurs lampes implique de s'équiper en piles. On l'a vu plus haut, la lumière est primordiale en exploration urbaine. C'est une des rares choses qui, en vous faisant défaut, peuvent mettre fin à votre exploration voir même vous mettre en danger. Il convient donc, non seulement de prendre plusieurs lampes, mais aussi des piles (ou plus rarement des batteries) de rechange en plus de celles déjà présentes dans les lampes en question.

Maintenant on le sait, si le corps humain ne peut se passer d'eau, l'urbex ne peut se passer de lumière. On a maintenant plusieurs lampes et, pour chaque lampe, un ou plusieurs jeux de piles de rechange. Avons-nous pour autant suffisamment réduit le risque de se retrouver sans source de lumière ? La réponse est non. En urbex vous serez très souvent isolés, que vous soyez seul ou en groupe. Il sera fréquent de vous retrouver hors de portée de voix de qui que ce soit aux alentours, et si fatalement la lumière vient à manquer, également hors de vue. Hors de question alors de laisser quoique ce soit au hasard. C'est pourquoi il existe une autre précaution à prendre, permettant de produire de la lumière en toute circonstance.

L'huile de coude

Quand on parle de dynamo on pense immédiatement à celle du vélo qui fournit de l'énergie aux lampes avant et arrière. Dans notre cas c'est exactement la même chose. L'idée est de pas être dépendant d'une source d'énergie extérieur. La lampe à dynamo vous sera d'une grande utilité pour rattraper vos erreurs d'organisation. Il peut en effet arriver à tout le monde d'oublier d'emporter des piles de rechange ou même de prendre des piles usagées plutôt que des neuves. Et vous connaissez la loi de Murphy, si vous commettez une erreur de ce type, cela tombera forcément le jour où vous aurez besoin de ces fichues piles.

La dynamo est une valeur sure, d'autant que ce genre de lampe peut être accompagné d'options très appréciables pour renforcer le caractère sécurisant de ce type d'objet. En effet les lampes dynamo peuvent également être solaire. Il ne sera alors pas forcément nécessaire de mouliner pour produire de l'énergie si vous avez pu laisser la lampe au soleil au préalable. Autre option que l'on peut trouver, le fait de pouvoir recharger d'autres appareils via la dynamo de la lampe. Il est alors possible de recharger son téléphone portable via le port USB présent sur la lampe et en actionnant la dynamo. Alors n'espérez pas recharger complétement votre Note 8 ou votre iPhone X en 2 coups de cuillère à pot, mais cela peut vous fournir les 1 ou 2% nécessaires pour appeler à l'aide.

Les bâtons lumineux

Il existe une solution de secours aux solutions de dernier recours ! Les glowsticks ! Vous le pliez, vous l'agitez, et vous avez de la lumière pendant plusieurs heures. Il s'agit là autant d'une solution pour produire de la lumière quand tout le reste fait défaut que d'un outil permettant de baliser le terrain, d'identifier celui qui le tient, marquer un endroit par lequel on est déjà passé, etc... Les utilisations possibles n'ont pas de limites. Ils fonctionnent dans l'eau, sont parfaitement inoffensifs, ne produisent aucune chaleur et occupent une place très réduite dans votre sac. Aucune raison de s'en passer.

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